*

# Posted on Saturday, 14 November 2009 at 4:51 PM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 4:45 AM

« Parfois, je disais 'nous', 'on', 'nôtre', et puis je me reprenais ... » _ Un homme à distance - Katherine Pancol

 « Parfois, je disais 'nous', 'on', 'nôtre', et puis je me reprenais ... » _ Un homme à distance - Katherine Pancol

<<_ Je vais le regretter. De t'écrire, encore. Alors que la dernière fois c'était vraiment salé. Je me déteste déjà si tu veux tout savoir. Seulement voilà je le sens tout le temps. Le coup partant de mes côtes parcourant mon estomac et remontant jusqu'à mon c½ur. Me faisant presque gerber. Je sais pas si tu te rends bien compte de l'état de ma pauvre carcasse. Je la traine. Tous les jours depuis un an. J'ai cette faille en moi qui s'élargit à mesure que les minutes passent et si je voulais tomber dans le mélodrame je dirais même à chaque seconde. C'est franchement pas comme ça que je me voyais à nos débuts. Je suis forte pourtant. Et c'est sûrement pour ça que je me suis pas encore effondrée. Tu me connais, connaissais plutôt. Tellement que parfois je me disais que tu me connaissais beaucoup mieux que moi. Tu m'avais cernée putain je me sentais vraiment à découvert à chaque fois qu'on se parlait. C'était tout nouveau, j'avais un mal fou à prendre conscience de l'emprise que tu avais sur moi. Que tu as toujours. Tu étais l'unique personne pour qui j'aurais abandonné tous mes projets, mes rêves. Alors que moi ... je veux même pas commencer à y penser. Ça fait mal et ça m'énerve pour rien. Parce que je suppose que pour passer si vite à autre chose je devais pas être si importante que ça finalement. Mais t'inquiètes mon vieux, je m'en remettrai tôt ou tard. Je m'en remets toujours. >>

# Posted on Monday, 14 April 2008 at 5:11 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 6:18 PM

« L` hypocrisie est un vice à la mode. »_ Molière

« L` hypocrisie est un vice à la mode. »_ Molière
*



_______ Il s'était promis de ne pas rire. Plus jamais. Parce que ça lui faisait mal au c½ur ; mal partout. Pourtant il laissait filtrer un petit sourire teinté de joie quand il se retrouvait avec elle. Son rire à elle était contagieux et c'était un paquet de grimaces marrantes. Il la connaissait depuis longtemps ; avant ils s'amusaient à se charrier sur tout et rien à la fois, ils se connaissaient sur le bout de leurs dix doigts. Avant.
Il l'aime. Mais il a du mal à lui montrer. Ils se ressemblent assez sur ce point. Elle sourit souvent, rit encore plus mais ne montre rien de ce qu'elle cache réellement devant les gens. Il savait la décrypter, il était même le seul à savoir le faire, seulement maintenant les barrières qu'elle mettait autour d'elle pour éloigner les autres l'éloignaient d'elle lui aussi. Elle change tellement, elle se renferme sur elle-même à mesure que les mois passent ; il ne sait plus vraiment à quoi s'attendre. Ils se comprenaient sans même avoir à ouvrir la bouche, ils pouvaient tout supporter ou presque parce qu'ils se savaient là l'un à coté de l'autre et puis ils marchaient les yeux fermés chacun leur tour solidement accrochés au bras de l'autre la plupart du temps ... Ça marche plus comme ça entre eux deux. Y'a plus d'éclats de rire, y'a que des sourires qui ressemblent plus à des rictus qu'à autre chose. Y'a cette gêne dérangeante qui bouffe tout ce qui pouvait les lier. Cette sensation d'être frappé au ventre à chaque fois qu'ils essaient de se rapprocher ; cette peur d'être aimé. Et d'aimer ça.


06. Avril. 08

# Posted on Monday, 12 May 2008 at 5:12 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 6:15 PM

« Every moment spent with you is a moment I treasure. » __ Aerosmith

« Every moment spent with you is a moment I treasure. » __ Aerosmith
*

____ Adossé au pilier de crépi devant chez moi, un sourire joue doucement sur tes lèvres bleuies par le froid de décembre. Tu me vois et me prends la main en ouvrant le portail. Une main qui tremblote. De froid, de joie, de toi. Dans les escaliers ta main ne quitte pas la mienne. Tu t'accroches à elle comme à une bouée, tu t'y accroches pour ne pas tomber. Et puis tu la lâches et enfouis ton visage dans mes oreillers.
Délaissant mes affaires contre un mur de ma chambre, je m'assois sur une chaise devant le lit ; le plaisir de te voir est plus fort que tout ce que j'avais pu imaginer. Ton toucher se rappelle dans le creux de ma paume me brûlant par petites notes de plus en plus prononcées mais mes yeux ne flanchent pas une seconde en te regardant. Ton dos se soulève dans un soupir ; tournant la tête vers moi, tu me souris presque douloureusement. Tes yeux ne s'allument pas. Venant à coté de toi sur le matelas je te pose une main sur le front pour faire partir cette expression que tu portes et qui me donne des coups au c½ur. Oubliant mes joues en feu, je m'allonge face à toi au dessus des couverture. Tes chaussures valdinguent sur le parquet, ton manteau jeté au bout du lit. Nos genoux se cognent, nos pieds se cherchent, nos deux c½urs s'emballent en même temps. Notre chaleur corporelle s'agrippe à celle de l'autre. Nos souffles se mêlent, ton haleine alcoolisée entre dans ma bouche entrouverte que je referme pour emprisonner cette odeur particulière qu'a la vodka. Tu ne me le dis pas mais je sais qu'une bouteille a circulé dans ton cercle d'amis. Tu ne me dis rien mais je suis quand même inquiète. Nos pensées flottent dans le mince espace laissé entre nos deux corps. Elles se collent partout sur les murs, nous enveloppant de coton, amortissant le monde autour de nous. Le monde qui continue de tourner à une allure folle pendant qu'on partage ce petit instant d'intimité. Intimité que j'attends depuis des mois.
Tu t'amuses avec mes cheveux gentiment, légèrement endormi par mes doigts courant lentement dans ton cou, nous procurant des frissons de plaisir à tous les deux. Tout en moi guette le moment où tu dormiras ; le moment où je pourrais te dévisager sous toutes les coutures sans que tu ne le saches jamais. Tes doigts s'arrêtent sur mes cheveux, glissent sur ma taille et ne bougent plus que pour céder la place à ton bras. Me rapprochant de toi, me vissant sur toi par à-coup.
Tes phalanges caressant mon dos semblent ne même pas exister tant c'est léger, les miennes dans tes cheveux ont remplacé les tiennes. Nos yeux se rencontrent au milieu de tout ça, ils s'affrontent innocemment n'osant pas faire le premier pas. N'osant changer les choses. On s'observe par dessus l'épaule de l'autre retenant notre respiration sans vraiment savoir pourquoi, luttant contre cette envie qui nous pousse à aller plus loin, à exacerber nos sens pour que l'on craque, pour que l'on ressente ensemble, toujours. Le bout de ton nez se loge sur ma gorge, y respire l'arôme de mon gel douche et de mon parfum superposés. Ton corps m'envoie tellement d'ondes électriques que j'ai de plus en plus de mal à bouger. Mes doigts sont comme anesthésiés sur ta mâchoire, mes yeux se ferment tout seul et mes jambes s'enroulent autour de tes cuisses. Quand nos lèvres s'effleurent, mon c½ur débloque. Elles ne se touchent que quelques secondes et mon c½ur repart simultanément avec le tien au ralenti.
Comme s'il fallait réapprendre à s'en servir seul sans l'autre pour nous aider à faire redémarrer tout notre système.

17. Décembre. 08__

# Posted on Monday, 10 August 2009 at 2:11 PM

Edited on Wednesday, 16 December 2009 at 9:52 AM

« Said Hey I'm about to screw you over big time »__ Mozella

« Said Hey I'm about to screw you over big time »__ Mozella

*
____________Je sais pas si c'est toi ou si c'est moi qui débloque mais je pense beaucoup à toi. Je sens ton odeur sur chaque personne que je croise, chaque parcelle d'air que je respire elle est pour toi, elle sent comme toi. Alors que c'est ridicule puisque ça fait un an que ton odeur n'a plus été sur moi. Mais c'est comme si c'était hier que tu m'as fait monté dans ta chambre, que tu m'as dit de m'asseoir et de t'attendre le temps de ta douche. Tu allais tellement mal à cette époque là, j'avais mal pour toi. J'ai tout le temps mal pour toi parce que maintenant, évidemment, je ne sais plus comment tu vas. Pour moi c'était hier que tu te racontais devant moi pour la première fois et que tu te cherchais des excuses pour être misérable. C'était hier tout ça. Hier d'il y a un an.
Je ne peux pas fermer la porte sur toi, pas encore. Parce que je ne sais même pas si on devrait la fermer à clé ou la laisser entrouverte. Je ne sais pas si j'en ai envie ou pas. Et toi qui ne te manifestes pas. Tu sais c'est vraiment comme si tu me disais que tu te lavais les mains de moi.
J'aurais pu me contenter d'un coup de fil au moins une fois par semaine à défaut de te voir, j'aurais pu me contenter de peu ; tu sais comme je deviens niaise quand tu est impliqué. Tellement niaise que ça me fait vomir. Tu m'obliges à être quelqu'un que je ne suis pas tout ça parce que tu ne veux plus de moi. Je t'en veux de me changer, je t'en veux même si d'un certain coté t'y est pour rien. Je t'aime vraiment comme c'est pas permis et ça tu ne le comprends pas je crois. J'aurais tout fait pour toi et je suis niaise encore une fois.

# Posted on Wednesday, 28 January 2009 at 10:46 AM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 6:10 PM

Bac Blanc 27.05.09 < L`autobiographie

Bac  Blanc  27.05.09  <  L`autobiographie
*
*

A la manière de l'un des auteurs du corpus que vous préciserez, vous écrirez l'incipit d'un roman à la première personne en prenant soin de ne pas vous confondre avec le héros.


________ Tu pourrais être surpris de découvrir cette lettre au milieu de ton courrier, un matin où le sommeil a du mal à quitter tes yeux, ton corps tout entier. Tu pourrais ne même pas l'ouvrir en voyant mon nom écrit sur l'enveloppe ou en reconnaissant mon écriture un peu trop enfantine. Dieu sait que des lettres je t'en ai écrites. Plusieurs d'entre elles ne sont jamais parties. J'étais bien trop effrayée de ta réaction.
Je sais bien que plusieurs années se sont écoulées depuis notre dernière rencontre. Je sais aussi que si je ne t'envoyais pas cette lettre, écrite un soir où ma solitude était la plus forte, je ne tournerais jamais cette page de ma vie intégralement constituée d'images de toi.
________ J'imagine ta tête à ce moment précis de ta lecture. Oui, tu as bien été le centre de ma vie pendant ce qui semble être aujourd'hui une éternité. Ne me crois pas si cela te convient mais saches le tout de même. Tous les mots d'amour coincés dans ma gorge mais que je te disais tout bas quand tu n'entendais pas étaient vrais. Tu me connaissais assez pour percevoir l'amour qui irradiait de chacune de mes articulations, chacun de mes silences lorsque toi tu me jetais des 'Je t`aime' à la figure. Je me rappelle, tu me serrais fort contre toi au moment de nous quitter et tu me murmurais à l'oreille ces trois petits mots si difficiles à dire parfois mais qui sortaient si aisément de toi. C'était beau, c'était nous. On aurait pu refaire le monde ensemble même séparés. On avait cette facilité de compréhension qui ne semblait fonctionner qu'entre nous, que je n'ai jamais pu retrouver avec quelqu'un d'autre. T'en souviens-tu ?
________ Tout se perd et toi, tu nous as perdu. Tu as préféré m'éloigner de toi sans rien me dire. Simplement comme on se débarrasse d'une étiquette sur la semelle de chaussures neuves. Je ne te l'ai jamais pardonné malgré ma volonté. La colère a souvent été mon quotidien même quand je n'y pensais pas ; elle était ancrée en moi. Il y a tellement de choses qui mériteraient d'être dites entre nous, tellement de non-dits qui mériteraient d'être formulés ... Pourtant, à l'abri de toi de l'autre côté du monde, j'attends.

Modèle : Le noeud de vipères _ Mauriac

# Posted on Monday, 09 March 2009 at 5:41 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 6:07 PM